Le monstre à visage découvert
A partir de notre expérience en service de chirurgie maxillo-faciale, nous consacrons une recherche psychanalytique au champ des difformités touchant cette partie du corps. Les sujets aux visages mutilés constituent une « clinique de l’extrême », amenant à une confrontation permanente à la monstr...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2004
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | A partir de notre expérience en service de chirurgie maxillo-faciale, nous
consacrons une recherche psychanalytique au champ des difformités touchant
cette partie du corps. Les sujets aux visages mutilés constituent une « clinique
de l’extrême », amenant à une confrontation permanente à la monstruosité.
Les malformations de naissance posent la question de l’élaboration du narcissisme; les déformations acquises (accidents, cancers et tentatives de suicide)
soulèvent des interrogations sur les enjeux psychiques de la défiguration elle-même et de la reconstruction chirurgicale. La notion de monstruosité s’avère
pertinente tant pour notre clinique que pour la théorie en éclairant les
mécanismes de la psyché par essence monstrueuse, comme le montrent les
articulations récurrentes entre le monstre et l’inconscient dans l’œuvre
freudienne. Le sujet au visage difforme fait alors figure de « monstre à visage
découvert » car il reflète la monstruosité de notre propre fonctionnement
psychique. Nous avons choisi d’illustrer notre propos par deux personnages
monstrueux de la littérature : Gwynplaine (V. Hugo) et Epiphane Otos
(A. Nothomb). |
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