Le rêve vu par les Neurosciences
Il est maintenant clairement établi que l’activité mentale pendant le sommeil n’est pas l’exclusivité du sommeil paradoxal (SP) : elle peut également prendre place pendant chacun des quatre stades du sommeil non-paradoxal (SNP). Mais l’activité mentale en SNP est-elle ou pas de même nature que cel...
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| Main Author: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2003
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Il est maintenant clairement établi que l’activité mentale pendant le
sommeil n’est pas l’exclusivité du sommeil paradoxal (SP) : elle peut également prendre place pendant chacun des quatre stades du sommeil non-paradoxal (SNP). Mais l’activité mentale en SNP est-elle ou pas de même
nature que celle produite pendant le SP ? La question est encore largement
débattue car bien que les récits obtenus après réveil du SNP soient généralement plus courts et plus pauvres, ils rapportent parfois des rêves qui sont
indistinguables, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, de ceux rapportés
après réveil du SP. L’autre grand débat actuel porte sur les mécanismes
cérébraux sous-tendant l’activité onirique. Ce domaine a bénéficié récemment de données nouvelles, issues des études d’imagerie cérébrale fonctionnelle faites pendant le sommeil ou de l’examen de sujets cérébro-lésés
incapables de fournir des récits de rêve. Deux théories, fondamentalement
différentes, sont actuellement proposées. La première, dans la continuité du
modèle « activation-synthèse », défend l’idée que le SP est l’état cérébral
optimal pour le rêve; elle postule que les caractéristiques formelles des rêves
sont largement déterminées par la distribution régionale de l’activité cérébrale
et les caractéristiques neurochimiques du SP. La seconde, par contre, soutient
que le rêve est sous-tendu par des circuits neuronaux spécifiques, différents
de ceux qui contrôlent le SP ; elle attribue un rôle causal aux systèmes
dopaminergiques méso-cortico-limbiques, et donc aux mécanismes motivationnels, dans la production du rêve. |
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