Figures de guerre à l'école
La violence des jeunes n’est pas nouvelle. L’école, où les jeunes sont rassemblés des années durant, constitue un lieu de réfraction de leur cruauté qui rappelle celle des hommes en temps de guerre. Pour comprendre et peut-être surmonter le malaise profond dans la culture que cette violence exprim...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La violence des jeunes n’est pas nouvelle. L’école, où les jeunes sont
rassemblés des années durant, constitue un lieu de réfraction de leur cruauté
qui rappelle celle des hommes en temps de guerre. Pour comprendre et peut-être surmonter le malaise profond dans la culture que cette violence exprime,
il est important de saisir l’une des idéologies secouant notre époque, ainsi que
sa fonction de défense contre les réalités externes et internes et les résonances
entre elles. Plus sont intriquées et confondus en lui, du fait d’un scénario
familial et culturel singulier, la fantasmatique du savoir et de l’accès au savoir,
et celle de l’incestuel – que la scène de l’école réactive à son insu – plus le
sujet pressent toute rencontre avec autrui comme une scène de menace où il
sera manipulé, grugé, humilié ou anéanti. C’est pourquoi, il a besoin de
trancher brutalement pour éviter toute relation. C’est aussi pourquoi, il est
réceptif au discours qui lui permet de se conforter et de localiser en dehors
de lui ce qui le fonde psychiquement et qui est à l’origine des défaillances
dans la constitution des frontières du moi, faisant de lui un être à fleur de
peau. |
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