Mémoire de la douleur
La mémoire de la douleur est pour un biologiste liée aux phénomènes de plasticité neuronale, pour le psychanalyste conséquence de la construction affective et des traumatismes de la vie, pour le neuropsychologue séparable entre contenus conscients et préconscients, dicible ou indicible, mais dans to...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2022
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La mémoire de la douleur est pour un biologiste liée aux
phénomènes de plasticité neuronale, pour le psychanalyste conséquence de la construction affective et des traumatismes de la vie,
pour le neuropsychologue séparable entre contenus conscients et
préconscients, dicible ou indicible, mais dans tous les cas inscrite
dans le corps et le psychisme. Les facteurs modifiant cette mémoire
sont nombreux expliquant les distorsions auxquelles sont confrontés les médecins sans cesse confrontés aux récits douloureux des
patients. La mémoire est à la fois somatique et émotionnelle et le
rappel privilégie la seconde. Les situations de réexpérience douloureuse physique en l’absence de nouvelles stimulations périphériques, prouvent que le système nerveux stocke toute douleur passée. La reconnaissance immédiate d’une douleur déjà éprouvée va
dans le même sens. Lorsque langage et mémoire sont immatures
chez l’enfant, cette empreinte « psychobiologique » est tenace et
délétère jusque dans la vie adulte réalisant une véritable mémoire
traumatique. La résurgence de stress de la prime enfance sous
forme de douleurs dites « somatomorphes » à l’âge adulte est fréquente et souvent ignorée. |
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