L’écoute du/de la psychologue dans un service de soin somatique
Les pratiques de modification du corps humain (dans des visées réparatrices, esthétiques, identitaires, d’augmentation ou de performance) sont de plus en plus courantes. Cependant, ces pratiques ont des effets sur le rapport intime que le sujet entretient avec son corps ainsi que sa façon de se mett...
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| Auteurs principaux: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les pratiques de modification du corps humain (dans des
visées réparatrices, esthétiques, identitaires, d’augmentation
ou de performance) sont de plus en plus courantes. Cependant, ces pratiques ont des effets sur le rapport intime que
le sujet entretient avec son corps ainsi que sa façon de se
mettre en relation avec les autres. Depuis plusieurs années de
nombreuses recherches s’intéressent à ces différentes techniques d’intervention sur le corps et à leurs effets subjectifs.
Dans cet article, nous proposons de réfléchir à l’impact de
ces interventions sur l’écoute du/de la psychologue travaillant dans les services où est généré ce type de démarche. Le
cas Iiro, présenté par Winnicott (1970 ; 1972), sera analysé
comme paradigme de l’écoute face aux patient.e.s ayant une
déformation corporelle. Car cette écoute de la particularité
de ce corps est parfois fascinante, d’autres fois dérangeante,
mais surtout est une écoute qui revisite les temps plus précoces et originaux de l’habitation de la psyché dans le corps,
et du corps dans la psyché. Cela dit, nous soutenons que
parce que cette écoute s’inscrit comme une ouverture vers
des zones primitives de la psyché, elle nécessite un travail
conséquent sur le contre-transfert. |
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