« Ko Slavu slavi tome Slava mu i pomaze »

L’ouverture des archives de la police politique communiste, la Securitate, suscite, au sein de la classe dirigeante roumaine, d’incessants affrontements dont la virulence révèle la force des réseaux d’influence qui, dès que Nicolae Ceausescu a été écarté (décembre 1989), ont eu tôt fait de...

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Auteur principal: Heimerl, Daniela
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’ouverture des archives de la police politique communiste, la Securitate, suscite, au sein de la classe dirigeante roumaine, d’incessants affrontements dont la virulence révèle la force des réseaux d’influence qui, dès que Nicolae Ceausescu a été écarté (décembre 1989), ont eu tôt fait de se retisser et de barrer la route à un examen critique du passé, à la révélation des persécutions commises durant cette période et surtout à l’identification de leurs responsables. L’adhésion de l’UE une fois acquise, la Cour constitutionnelle a décidé, en janvier 2008, de déclarer la loi instaurant le Conseil national d’étude des archives de la Securitate (fin 1999) inconstitutionnelle, au moment même où celui-ci prenait enfin possession des documents. Outre le fait que la Cour, elle-même, comprend des juges susceptibles d’être désignés comme anciens collaborateurs ou ex-officiers de la Securitate, cette politique dite d’ouverture des archives apparaît viciée depuis sa conception car s’appuyant sur une loi qui, après avoir été rendue pour partie inopérante par le Parlement, a ensuite été modifiée (2006) par l’actuel gouvernement. S’ajoutent à ces péripéties législatives, le caractère délibérément amputé et désordonné des archives transférées seulement en 2005, ainsi que le mode de désignation politique de l’organisme directeur du Conseil (un collège de 11 membres), dont les «verdicts» ont trop souvent obéi à d’obscures manipulations ou règlements de compte du moment. Chargée en échéances électorales (locales en juin, législatives à l’automne), l’année 2008 verra-t-elle le Parlement élaborer et voter un nouveau texte plus crédible et plus efficace ?