De Quinze à Vingt-sept
L’adhésion de huit pays d’Europe centrale et balte le 1er mai 2004 est considérée, plus de trois ans après, comme un succès économique par la quasi-totalité des Etats membres. Cependant, cette success story s’est accompagnée d’un certain nombre de frictions sur le plan politique. Tout d’abord...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2008
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’adhésion de huit pays d’Europe
centrale et balte le 1er mai 2004
est considérée, plus de trois ans
après, comme un succès économique par la quasi-totalité des
Etats membres. Cependant, cette
success story s’est accompagnée
d’un certain nombre de frictions
sur le plan politique. Tout d’abord,
il a fallu composer avec un indéniable sentiment de suspicion de
part et d’autre : alors que des
franges de l’opinion publique
dans l’UE-15 s’inquiétaient des
risques de dumping social pratiqué par ces nouveaux venus,
ces derniers, victimes dans certains domaines d’un traitement,
selon eux, inéquitable (agriculture, ouverture des frontières)
ou trop intransigeant (sécurité
nucléaire, dispositif d’absorption des fonds communautaires,
entrée dans la zone euro), se sont
jugés discriminés. Le consensus
européen s’est également trouvé
mis à mal lorsqu’il s’est agi
d’adopter face à une Russie
déterminée à faire de l’enjeu
énergétique une arme de sa politique extérieure, une attitude de
plus ou moins grande fermeté.
Mais, unis, face «aux anciens»,
sur certains dossiers, les nouveaux Etats membres (NEM)
n’ont cependant pas tous adopté
l’attitude frondeuse de la
Pologne. Dans une Union européenne aux prises avec les épineuses questions du devenir
du traité constitutionnel et du
rythme de son élargissement, les
NEM se sont montrés, selon les
sondages, apparemment plus
soucieux du renforcement de
la construction communautaire,
d’autant qu’ils ont, compte tenu
de leur niveau de développement
moins élevé, tout intérêt au
maintien, en l’état, de la Politique agricole commune et de
celle de la cohésion économique
et sociale. A l’inverse, face à
l’instabilité politique et au
regain de populisme auxquels
plusieurs d’entre eux sont
confrontés, face également aux
orientations économiques souvent très libérales empruntées
par la plupart et, enfin, face à la
solidarité atlantiste prônée par
l’ensemble des NEM, l’UE à
Vingt sept n’apparaît-elle pas, en
définitive, plus divisée que
jamais, du moins plus fragile ? |
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