Bourbier politique et envolée économique
Moment historique pour cet Etat devenu membre de l’UE au 1er janvier, l’année 2007 a aussi été le théâtre d’une confrontation politique sans précédent : la «guerre» ouverte entre le Premier ministre, Calin Tariceanu, et le chef de l’Etat, Traian Basescu, a abouti, au printemps, à une situati...
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|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2007
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Moment historique pour cet Etat
devenu membre de l’UE au
1er janvier, l’année 2007 a aussi
été le théâtre d’une confrontation
politique sans précédent : la
«guerre» ouverte entre le Premier
ministre, Calin Tariceanu, et le
chef de l’Etat, Traian Basescu, a
abouti, au printemps, à une situation inédite pour un régime dit
démocratique : la destitution par
le Parlement du Président,
contraint de retourner, le 19 mai,
devant les électeurs dans le cadre
d’un référendum, à l’organisation pour partie faussée, mais
dont il sortira largement plébiscité. Pourtant, rien, au lendemain
de cette tempête, néfaste à l’image
du pays, n’est clarifié : face à un
gouvernement ultra-minoritaire,
le chef de l’Etat, toujours prêt à
ferrailler au prix d’alliances politiques toujours surprenantes, en
appelle à la constitution d’un
fantômatique pôle de centre
droit. Qu’attendre désormais, face
à un échiquier politique confus
et décrédibilisé par l’ouverture
des archives de la Securitate et
les affaires de corruption, du
calendrier électoral chargé qui
s’annonce (européennes à l’automne, locales et législatives en
2008, présidentielle en 2009),
alors que l’intégration dans l’UE
convoque l’appareil de l’Etat à la
mise en œuvre de moult chantiers ? Il sera soumis, pendant au
moins trois ans, à un régime
d’accompagnement et de surveillance par la Commission
européenne, notamment de l’utilisation des aides communautaires (32 milliards d’euros de 2007
à 2013). Le pays a connu en
2006 un formidable rebond de
croissance (6,5 %) et un apport
record d’investissements étrangers. Outre ses effets bénéfiques,
l’adhésion aura aussi pour
conséquences d’obliger la
Roumanie, qui possède désormais la frontière extérieure la
plus longue de l’UE, à réévaluer
ses relations avec ses voisins
orientaux, et à inciter un chef de
l’Etat, fortement américanophile, à tenir compte dans ses
ambitions, en direction notamment de la région de la mer
Noire, des velléités de l’UE d’y
jouer également un rôle. |
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