Fierté nationale et fragilités économiques

Un an après la défaite des sociaux-démocrates, la nouvelle équipe au pouvoir, menée par Nikola Gruevski, et composée d’hommes jeunes, pragmatiques, souvent formés aux Etats-Unis, peine à mettre en œuvre les mesures promises, basées sur la rupture, tant dans la vie politique qu’économique. F...

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Hlavní autoři: Ragaru, Nadège, Slim, Assen
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2007
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Un an après la défaite des sociaux-démocrates, la nouvelle équipe au pouvoir, menée par Nikola Gruevski, et composée d’hommes jeunes, pragmatiques, souvent formés aux Etats-Unis, peine à mettre en œuvre les mesures promises, basées sur la rupture, tant dans la vie politique qu’économique. Faute d’avoir pris la mesure des enjeux intercommunautaires, et malgré les appels au sentiment national, il dut d’emblée faire face à la poursuite des revendications de la minorité albanaise, représentée par deux partis «ennemis», mais tous deux adeptes du boycott parlementaire. Contre toute logique, c’est celui qui avait obtenu le moins de voix qui entra dans la coalition gouvernementale, facteur qui accrut encore les tensions et les menaces de retour de la violence. Prenant les devants, la communauté internationale obligea les différentes parties au dialogue, d’autant que le statut du Kosovo voisin restait toujours incertain. Si les autorités macédoniennes ont dit que sur ce sujet, elles s’aligneraient sur les décisions du Conseil de sécurité, à défaut sur celles de l’UE, elles comptent aussi demander que soit définitivement fixée la frontière, encore litigieuse, entre la Macédoine et le Kosovo. Le FMI a accordé la poursuite du versement du crédit stand-by, à condition que soient menées des réformes structurelles et que soient privatisées les entreprises publiques ; il a aussi particulièrement à l’œil le système judiciaire, le marché du travail, le système fiscal et les télécommunications. Par ailleurs, le pays a battu en 2006 deux records : le montant du déficit commercial et celui de la dette extérieure brute. Enfin, le taux de chômage officiel est le plus élevé des Etats post-communistes.