Confusion politique et sans-faute économique
Lors du scrutin législatif de juin 2006, les électeurs, lassés par une campagne émaillée de scandales, avaient fini par renvoyer dos à dos les formations classiques et permis aux Verts de devenir un parti parlementaire. Avec 100 députés dans chaque camp s’est ouverte une nouvelle période d’in...
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| मुख्य लेखक: | |
|---|---|
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
2007
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| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Lors du scrutin législatif de juin
2006, les électeurs, lassés par
une campagne émaillée de scandales, avaient fini par renvoyer
dos à dos les formations classiques et permis aux Verts de
devenir un parti parlementaire.
Avec 100 députés dans chaque
camp s’est ouverte une nouvelle
période d’instabilité, dont le
pays est coutumier depuis 1996.
Mais cette fois-ci, grâce aux
manœuvres du président Vaclav
Klaus, elle aura duré plus de six
mois. Après de multiples revirements, un gouvernement a été
nommé en janvier 2007. La nouvelle coalition des conservateurs, des chrétiens-démocrates
et des Verts, largement dominée
par les premiers, pouvait donc
passer au stade de la réalisation
des réformes mûries dans l’opposition et concernant la politique budgétaire, la fiscalité, les
systèmes des retraites et de
santé. Parallèlement, plusieurs
débats récurrents ont repris de la
vigueur. Le premier concerne les
relations entre l’Eglise catholique et l’Etat, le financement
des cultes et les restitutions. Le
deuxième porte sur l’utilisation
des archives de la police politique de l’ancien régime. Enfin,
un troisième concerne le projet
d’installation d’une partie du
bouclier antimissile américain
dans le pays. La population et
les dirigeants locaux y sont
opposés, mais le gouvernement
de Mirek Topolanek, très proaméricain, entend passer outre,
au risque de mécontenter ses
voisins et la Russie. Dans ses
relations avec l’UE, l’euroscepticisme, incarné par le Président,
a été renforcé par le rapprochement avec la droite polonaise au
pouvoir. L’économie du pays
pouvait difficilement faire mieux :
une croissance forte, un chômage
bas, un excédent commercial
confortable et des capitaux
étrangers toujours importants.
L’appareil industriel tourne à
plein régime et pas seulement
dans l’automobile, secteur devenu
une base de production en
Europe et contribuant à hauteur
de 84 % au total des exportations tchèques. Ce «beau rêve»
n’est perturbé que par «un endettement injustifié de l’Etat» et les
craintes quant aux effets des
réformes qui se feront sentir à
partir de 2008. |
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