Immigration et élargissement de l'Union européenne
Depuis la signature des accords de Schengen en 1985, les instances de l’UE se sont employées à harmoniser les législations et politiques nationales de chacun des Etats membres en matière d’immigration et d’asile. Cette «communautarisation» a fait un pas important l’année même où adhéraient...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2007
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Depuis la signature des accords
de Schengen en 1985, les instances de l’UE se sont employées à
harmoniser les législations et
politiques nationales de chacun
des Etats membres en matière
d’immigration et d’asile. Cette
«communautarisation» a fait un
pas important l’année même
où adhéraient dix nouveaux
membres, le 1er mai 2004. Ceux-ci, tout comme la Roumanie et la
Bulgarie en 2007, auront dû au
préalable sécuriser au mieux
leurs frontières extérieures.
Leurs ressortissants devront
néanmoins patienter jusqu’en
2008 pour circuler en toute
liberté à l’intérieur de l’UE et
jusqu’en 2011 pour accéder sans
restriction au marché du travail
de la totalité des Etats membres.
Ce souci croissant de l’UE de
contrôler les flux migratoires en
provenance du Sud comme de
l’Est et de lutter contre l’immigration illégale, au risque de
réduire le droit d’asile à une
peau de chagrin, l’a également
conduite à externaliser la gestion
de ces flux migratoires au nom
d’un nécessaire «partage du
fardeau». La multiplication de
centres d’accueil et de rétention
dans et hors l’UE en est une des
illustrations, de même que les
signatures d’accords de réadmission sont devenues le préalable
incontournable à la négociation
d’Accords de stabilisation et
d’association avec les pays ayant
vocation à adhérer (Balkans
occidentaux) ainsi qu’à celle des
Plans d’action, outil de mise en
œuvre de la Politique européenne de voisinage (Ukraine,
Biélorussie, Moldavie, Etats du
Caucase). Les instances européennes assortissent cette politique de plus en plus restrictive
d’une logistique placée sous leur
tutelle (Agence Frontex à
Varsovie, équipes d’intervention
rapide aux frontières) et d’un
soutien financier diversifié.
Dans ce contexte, l’appui du
Haut Commissariat pour les
réfugiés des Nations unies, est
également parfois critiqué pour
sa passivité à l’égard de ce qui
équivaut aux yeux de certains
observateurs et ONG à une
atteinte aux engagements internationaux, et avant tout à la
Convention de Genève sur les
réfugiés de 1951. |
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