Avant-propos
Avant de disparaitre fin décembre 2006, le Président à vie, le tyrannique S. Niazov, en place depuis 21 ans, n’avait pas dérogé à ses habitudes, organisant la répression tous azimuts, la plus visible concernant journalistes et militants des droits de l’homme, ainsi que les limogeages de ses pr...
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| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2007
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Avant de disparaitre fin décembre
2006, le Président à vie, le tyrannique S. Niazov, en place depuis
21 ans, n’avait pas dérogé à ses
habitudes, organisant la répression tous azimuts, la plus visible
concernant journalistes et militants des droits de l’homme,
ainsi que les limogeages de ses
proches, dont la Procureure
générale, qui depuis dix ans
avait organisé les procès des
rivaux du Président, condamnée
à vingt ans de prison pour
détournement de fonds. Alors
que le clan Niazov gardait la
mainmise sur les richesses énergétiques et faisait fructifier le
pactole dérobé, placé à Francfort,
la population connaissait des
privations quotidiennes de plus
en plus dures, en produits alimentaires de base, soins et éducation. Il est vrai que le dit
Turkmenbachi n’avait pas trop à
craindre les protestations internationales, protégé qu’il était par
l’immensité de réserves gazières
très convoitées. Au point d’ailleurs de faire plier le géant russe
Gazprom en lui imposant un
relèvement du prix de vente du
gaz. Son successeur «élu»,
G. Berdimoukhamedov, aurait
donné quelques signes d’ouverture, sous l’œil attentif de
Moscou, Washington, Bruxelles,
Tachkent et Almaty, craignant
tous une quelconque instabilité.
L’Europe et les Etats-Unis ont
en effet entrepris d’acheminer
le gaz vers l’Europe en contournant la Russie (projet Nabucco),
qui de son côté souhaite que le
pays sorte de son isolement et se
rapproche d’elle et de la CEI.
Concernant les résultats économiques, la plus grande confusion
règne entre les chiffres officiels
et les estimations internationales,
qui tentent de cerner la réalité
d’une économie démonétisée,
dominée par le marché noir et le
troc et dont le secteur agricole,
crucial pour l’emploi, traverse
une crise depuis 2005 |
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