Le marché des médicaments en Russie
La grave crise sanitaire que connaît la Fédération de Russie trouve ses origines dans l’indifférence de l’Etat à l’égard du secteur de la santé, mais également dans les défauts structurels du marché légal des soins et des médicaments. D’une part, avec la réorganisation du système de protectio...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2006
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La grave crise sanitaire que
connaît la Fédération de Russie
trouve ses origines dans l’indifférence de l’Etat à l’égard du
secteur de la santé, mais également dans les défauts structurels
du marché légal des soins et des
médicaments. D’une part, avec
la réorganisation du système de
protection sociale, et notamment
sa décentralisation, dont l’une
des conséquences réside dans les
limites posées à l’implication,
dans ce domaine, de la puissance
publique et du dispositif d’assurance obligatoire, d’ailleurs
insuffisamment doté, la charge
des traitements médicamenteux
incombe de plus en plus aux
patients eux-mêmes. Par ailleurs,
avec la loi de 2004 sur la monétisation des avantages en nature,
14,2 millions de personnes
auraient dû opter entre le maintien, entre autres, de la gratuité
des médicaments et une indemnité en espèces ; or, début 2006,
nombre d’entre eux n’avaient
pas encore effectué ce choix. Du
côté de l’offre, l’absence de soutien de l’Etat n’a pas permis à
l’industrie pharmaceutique russe
de rattraper le retard considérable qu’elle a pris durant la
période soviétique et, moins
encore, d’être à même de faire
face à la concurrence étrangère,
qui détient 76 % des parts du
marché russe, mais dont les produits sont à des prix dissuasifs
pour la plupart des Russes. Dès
lors, s’est développé tout un
marché illégal sur lequel sont
offertes des contrefaçons de médicaments, qui comptent désormais
pour 12 % dans l’offre totale.
Ces copies sont, certes, à des
prix nettement plus acces-sibles
pour la majorité de la population, mais certaines peuvent
être dangereuses pour la santé. |
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