L'engagement politique en Europe centrale
Comment passer du système de parti quasi unique avec sa nébuleuse d’organisations affidées au multipartisme sur fond de compétition électorale ? L’adaptation fut extrêmement rapide, les partis libéraux, démocrates chrétiens ou nationalistes ayant eu peu de peine à se constituer. La dite ruptur...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Comment passer du système de
parti quasi unique avec sa nébuleuse d’organisations affidées au
multipartisme sur fond de compétition électorale ? L’adaptation
fut extrêmement rapide, les
partis libéraux, démocrates chrétiens ou nationalistes ayant eu
peu de peine à se constituer. La
dite rupture de 1989 a-t-elle été
aussi nette qu’il y paraît ? Des
partis «historiques» ont refait
surface et le Parti communiste
tchèque et morave se porte bien.
Comment assumer le passé tout
en se positionnant dans le nouveau contexte socio-écono-mique ? Les sociaux-démocrates
ont fait la preuve que c’était possible. Les mouvements civiques
ayant existé dans la vague de
contestation pré-1989 ou nés
depuis pouvaient-ils perdurer
sans entrer dans le jeu politique
institutionnalisé, auparavant tant
honni ? Dans ce cas, il semble
que non, les partis ayant accaparé la vie politique, phénomène
qualifié de partisanisation. Cet
article fournit ainsi quelques
pistes de réflexion pour comprendre la recomposition des
paysages politiques tchèques,
allemands des nouveaux Länder
ou polonais, mais sans que l’engagement des citoyens soit explicité et analysé, les recherches et
enquêtes sociologiques à cet
égard étant très rares. On a constaté en général un faible nombre
de personnes encartées, mais un
net renouvellement et rajeunissement des élus et responsables
politiques, grâce notamment aux
organisations de jeunesse et unions
de jeunes des différents partis.
Au fil du temps, les méthodes se
sont faites plus managériales, les
«experts» sont apparus au nom
de l’efficacité et les partis se sont
fortement «professionnalisés»,
expliquant le peu de participation électorale. De ce fait, on
assiste à l’émergence de «novices»,
qui, sans aucune activité dans le
passé, représentent les actuels
déçus et trahis de la transition
économique, ou réclament une
démocratie plus participative. |
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