L'Est et l'Union européenne Novembre-Décembre 2005

Le Turkménistan vit depuis l’indépendance sous la férule d’un dictateur dont les initiatives prêteraient à rire si son pouvoir ne se traduisait pour la population par des conditions de vie difficiles, et ce en dépit de la manne gazière. Saparmourat Niazov, Président à vie, qui a pris le nom...

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Κύριος συγγραφέας: Lhomel, Édith
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2006
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:Le Turkménistan vit depuis l’indépendance sous la férule d’un dictateur dont les initiatives prêteraient à rire si son pouvoir ne se traduisait pour la population par des conditions de vie difficiles, et ce en dépit de la manne gazière. Saparmourat Niazov, Président à vie, qui a pris le nom de Turkmenbachi, c’est-à-dire le père des Turkmènes, a confisqué toutes les libertés et, après avoir muselé toute tentative d’opposition, s’en est pris en 2005 à toute une série de dignitaires de son propre clan qui pouvaient apparaître comme des rivaux potentiels. On ne compte plus ses projets mégalomaniaques au coût exorbitant, alors que la population souffre de pénuries et que toutes les associations de défense des droits de l’homme dénoncent avec vigueur le sort réservé à celle-ci. Apparemment préoccupé par les révolutions «colorées» qu’ont connues plusieurs pays issus de l’URSS, dont le Kirghizstan voisin, le leader turkmène a pris ses distances avec la CEI. Dans le domaine économique, l’Etat continue à contrôler les activités des deux secteurs dominants, générateurs de recettes à l’exportation, les hydrocarbures, principalement le gaz, et le coton. Pour cette dernière production, le pays a toutefois connu pendant deux années de suite des résultats médiocres, résultant du mauvais état des sols et de la vétusté des systèmes d’irrigation.