L'espoir ténu d'une amélioration
Enfoncée dans une pauvreté qui, comme en témoignent les rapports de la Banque mondiale et du Pnud, s’est aggravée au fil des années pour plus des deux tiers de la population, l’Albanie pour-rait-elle connaître, à la faveur de quelques évolutions récentes, un léger mieux ? La défaite du Parti...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2005
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Enfoncée dans une pauvreté qui,
comme en témoignent les rapports
de la Banque mondiale et du
Pnud, s’est aggravée au fil des
années pour plus des deux tiers
de la population, l’Albanie pour-rait-elle connaître, à la faveur de
quelques évolutions récentes, un
léger mieux ? La défaite du Parti
socialiste albanais à l’issue des
élections législatives du 3 juillet
2005 laisse espérer de meilleurs
résultats dans le domaine de la
lutte contre la corruption, cheval
de bataille du vainqueur du scrutin,
le Parti démocratique albanais
(PDSH) et leitmotiv des principaux bailleurs de fonds de ce
pays toujours fortement assisté.
Le dirigeant du PDSH, Sali
Berisha, chef de l’Etat de 1993 à
1997 avant d’être chassé du
pouvoir, devenu au terme du
scrutin, Premier ministre, n’inspire
cependant qu’une confiance
limitée La pression exercée par
l’UE actuellement en négociation avec Tirana pour la signature d’un accord de stabilisation
et d’association constitue également, conjointement avec
l’étroite surveillance exercée par
le FMI dans le domaine des
grands équilibres monétaires et
financiers, des facteurs œuvrant
en faveur de l’assainissement
d’une économie gangrenée par
les opérations de blanchiment et
la mainmise de cliques politicomaffieuses sur le commerce
extérieur. L’extrême dépendance
du budget de l’Etat comme des
revenus de la majeure partie de
la population à l’égard des rentrées
en devises des travailleurs
immigrés demeure néanmoins
préoccupante et le triste état de
l’agriculture comme la fragilité
du tissu industriel obligent à
minimiser fortement les effets
d’une croissance certes très dynamique (6,4 % en 2004) mais largement artificielle. La lenteur à
composer le gouvernement dans
lequel entreraient des membres
du Parti républicain, force d’appoint du PDSH, tout comme
l’enracinement de la corruption
en haut lieu appellent également
à la prudence la plus extrême. |
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