Une relation fluctuante
Après la chute du mur de Berlin, l’Allemagne réunifiée a été perçue par ses partenaires européens, et notamment par la France, comme étant susceptible de faire de l’Europe centrale et orientale sa zone d’influence. Certes, elle a accordé aux pays de la région une aide économique et financièr...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2005
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Après la chute du mur de Berlin,
l’Allemagne réunifiée a été perçue
par ses partenaires européens, et
notamment par la France, comme
étant susceptible de faire de
l’Europe centrale et orientale sa
zone d’influence. Certes, elle a
accordé aux pays de la région
une aide économique et financière substantielle, afin d’atténuer les pressions migratoires
sur ses frontières orientales,
encouragé ses entreprises, qui se
sont implantées sous les régimes
communistes, à consolider leurs
positions, en particulier en
matière de sous-traitance, multiplié les traités de bon voisinage
pour sceller la réconciliation
avec des populations meurtries
par les persécutions nazies et
tenter de trouver remède à certaines des séquelles de la Seconde
Guerre mondiale, enfin, soutenu
très activement le souhait de tous
ces Etats d’adhérer à l’UE et à
l’Otan. Mais elle a bien vite
compris qu’afin d’éviter de voir
ses relations avec cette région
mises au compte de sa volonté
de domination, elle devait placer
celles-ci dans le cadre de structures universellement reconnues
(en l’occurrence l’UE et l’Otan),
d’autant qu’il lui importait bien
davantage d’œuvrer à un approfondissement des institutions
communautaires et du partenariat avec la France qu’à l’élargissement à l’Est de l’UE. L’Allemagne ne souhaite donc pas voir
renaître la Mitteleuropa, mais les
PECO non plus. Ainsi, leurs dirigeants affichent désormais, sur
la plupart des grandes questions
internationales, des points de
vue souvent très éloignés de
ceux défendus par Berlin, qu’il
s’agisse de l’avenir des institutions européennes ou des rapports
avec les Etats-Unis. |
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