Les économies baltes
Durant la période soviétique, les économies baltes ont connu un niveau de développement supérieur à celui du reste de l’URSS, la Lettonie arrivant en tête, devant l’Estonie, puis la Lituanie. Ces pays servirent alors en quelque sorte de «laboratoires» des réformes. Si nombre d’observateurs d...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Durant la période soviétique, les
économies baltes ont connu un
niveau de développement supérieur à celui du reste de l’URSS,
la Lettonie arrivant en tête,
devant l’Estonie, puis la Lituanie.
Ces pays servirent alors en
quelque sorte de «laboratoires»
des réformes. Si nombre d’observateurs doutaient de ce que
ces Etats puissent avoir un avenir
hors de l’URSS, étant donné le
degré élevé d’intégration et de
spécialisation de leurs économies, ils ont été démentis par les
faits, puisque tous trois, devenus
indépendants, ont parfaitement
réussi le passage aux mécanismes
du marché et l’ouverture sur
d’autres régions. L’Estonie s’est
illustrée par l’audace des réformes
et la rapidité avec laquelle elles
ont été mises en œuvre, tandis
que les deux autres pays se montraient plus pusillanimes, la
Lettonie, en raison de son importante minorité de russophones
qui l’expose à des pressions
incessantes de la part de Moscou,
et la Lituanie du fait de l’instabilité qui a marqué les premières
années de son indépendance.
Toutefois, l’une et l’autre ont,
depuis la fin des années 1990,
regagné le terrain perdu, ce
mouvement de rattrapage s’inscrivant dans un processus général
de réintégration à grande vitesse
des pays baltes dans l’économie
européenne et mondiale. Seule
ombre au tableau, mais de taille,
les inégalités sectorielles et spatiales, tant en ce qui concerne
l’emploi que les revenus, sont
non seulement nettement plus
accusées dans ces trois Etats que
dans le reste de l’UE, mais elles
continuent de se creuser...
* Docteur en économie, Groupe
international de recherche sur
l’Europe centrale et orientale
(GIRECO), Maison des sciences
de l’homme, Paris |
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