Les Eglises ukrainiennes
En Ukraine coexistent trois Eglises orthodoxes (des Patriarcats de Moscou et de Kiev, et autocéphale) et une Eglise gréco-catholique, mais aucune n’apparaît cependant comme un référent confessionnel pour une majorité de la population. Par ailleurs, le religieux n’est pas davantage un déterm...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En Ukraine coexistent trois
Eglises orthodoxes (des Patriarcats de Moscou et de Kiev, et
autocéphale) et une Eglise
gréco-catholique, mais aucune
n’apparaît cependant comme un
référent confessionnel pour une
majorité de la population. Par
ailleurs, le religieux n’est pas
davantage un déterminant de la
politique ukrainienne, le parti du
pouvoir n’hésitant pas à louvoyer entre les Eglises en fonction des intérêts qu’il cherche à
défendre et ces dernières, en
quête d’un statut officiel, se gardant bien du moindre geste d’intelligence en direction de
l’opposition. En revanche, il est,
à l’évidence, l’une des composantes des trois pôles identitaires
observés dans le pays - l’ukrainité, le soviétisme et la «créolité» qui mêle les héritages
petit-russien, ukrainien, russe et
soviétique -, mais sans que ceux-ci correspondent toujours à des
logiques institutionnelles et de
pouvoir. Ainsi, l’Eglise orthodoxe du Patriarcat de Moscou
affirme attester du rôle unificateur de l’orthodoxie en Russie,
en Biélorussie et en Ukraine,
mais condamne du coup l’identité ukrainienne à l’immobilisme. En second lieu, le
Patriarcat de Constantinople a
fait savoir en 2000 aux Eglises
orthodoxes autocéphale et du
Patriarcat de Kiev qu’il était prêt
à faciliter leur reconnaissance à
condition qu’elles se réunissent,
mais ni les dirigeants politiques
ukrainiens, ni ceux de l’Eglise
orthodoxe russe ne veulent
entendre parler d’un centre spirituel qui se situerait en dehors du
pays. Enfin, l’Eglise grécocatholique qui, durant la période
soviétique, a le mieux incarné
l’ukrainité, a pour principale
préoccupation d’être reconnue
par le Vatican, ce qui rencontre
de nombreux obstacles à Rome.
A cette difficile recherche d’un
point d’ancrage s’ajoute, depuis
le début des années 1990, la
disparition progressive des différences confessionnelles au profit
des clivages identitaires. |
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