République tchèque 2003-2004

L’année 2003 a vu l’affaiblissement continu du principal parti de la coalition gouvernementale, le CSSD (Parti socialdémocrate), dont la crise interne a été la cause d’abord de l’échec de son candidat à l’élection présidentielle, puis d’une déroute aux élections européennes, ce qui a entraîné...

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Autore principale: Blaha, Jaroslav
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2004
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’année 2003 a vu l’affaiblissement continu du principal parti de la coalition gouvernementale, le CSSD (Parti socialdémocrate), dont la crise interne a été la cause d’abord de l’échec de son candidat à l’élection présidentielle, puis d’une déroute aux élections européennes, ce qui a entraîné la chute du gouvernement de V. Spidla en juin 2004, remplacé par S. Gross. Tout indique que cette crise est loin d’être terminée. Quant au Président, V. Klaus, sans sortir des limites que lui impose la Constitution, il compte bien être un acteur incontournable de la vie politique. La réforme de la fiscalité et celle, plus vaste et plus risquée, de «l’Etatprovidence» ont tenu le devant de la scène, sur fond de réduction du déficit budgétaire chronique et de l’allègement de la dette publique. Les privatisations de quelques actifs de qualité ont été les bienvenues pour le budget, tout comme les résultats très satisfaisants obtenus dans la construction, ainsi que dans bon nombre de secteurs manufacturiers. Cependant, le déficit de la balance commerciale s’est maintenu au niveau de 2002. Par ailleurs, un débat a été engagé sur le rôle des investissements étrangers, dans la mesure où ils ne participent guère au transfert des hautes technologies nécessaires. Si l’entrée dans l’UE est chose faite depuis le 1er mai 2004, l’administration devra effectuer des efforts d’adaptation et prendre en mains des dossiers délicats, comme celui de l’environnement. La diplomatie tchèque pratique un «doux lobbying» en faveur d’un réchauffement des liens transatlantiques. Avec l’Allemagne et l’Autriche, le passé continue à s’inviter, mais les dynamiques des eurorégions parviennent à mobiliser les énergies vers des projets d’utilité commune.