Pologne 2003-2004

La période 2003-2004 a été marquée par la plus grave crise de la représentation politique que la Pologne ait connue depuis la chute du communisme, entraînant la démission du Premier ministre, Leszek Miller, le 2 mai, le lendemain de l’entrée dans l’UE. Les incertitudes découlant de la repris...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Ragaru, Nadège, Slim, Assen
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2004
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La période 2003-2004 a été marquée par la plus grave crise de la représentation politique que la Pologne ait connue depuis la chute du communisme, entraînant la démission du Premier ministre, Leszek Miller, le 2 mai, le lendemain de l’entrée dans l’UE. Les incertitudes découlant de la reprise de l’acquis communautaire ont en effet provoqué de fortes tensions politiques, entraînant la montée des courants et partis populistes, à la faveur des inquiétudes de catégories de population s’estimant menacées par l’adhésion à l’UE, comme les paysans. Ce sentiment s’est exprimé lors des élections européennes de juin 2004 sous la forme d’un taux d’abstention record (près de 80 %). La Pologne s’est fortement impliquée dans le conflit irakien, malgré la désapprobation de la population, manifestant son penchant atlantiste. Elle s’est en outre signalée par son opposition au projet de Constitution européenne, en tandem avec l’Espagne. Sur le plan économique, 2003 doit être plutôt considérée comme une période de transition, mais le premier semestre 2004 a été marqué par des réussites non négligeables, avec le redémarrage de l’économie réelle (+ 3,8 %). La croissance a été principalement soutenue par la consommation et surtout les exportations (+ 24,9 %), ce qui a permis aux entreprises de poursuivre leur consolidation financière. La réussite du rattrapage n’est toutefois pas entièrement assurée, en raison de l’instabilité politique. Le niveau élevé du taux de chômage vient pas ailleurs renforcer les inquiétudes.