Macédoine 2003-2004
La Macédoine tente pas à pas de mettre en œuvre les accords d’Ohrid de 2001, pour préserver la coexistence intercommunautaire et renforcer la protection des droits de la minorité albanaise, tout en sachant que les dissensions sont toujours prêtes à resurgir. La dernière étape, décentralisatio...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La Macédoine tente pas à pas de
mettre en œuvre les accords
d’Ohrid de 2001, pour préserver
la coexistence intercommunautaire et renforcer la protection
des droits de la minorité albanaise, tout en sachant que les
dissensions sont toujours prêtes
à resurgir. La dernière étape,
décentralisation et redécoupage
territorial, ne sera pas la plus
facile à franchir, d’autant que la
coalition au pouvoir (excommunistes et ex-combattants albanais) n’a guère la confiance de la
population. Le pays attend
surtout à présent des signes d’encouragement de la part de l’UE
et de l’Otan en vue d’un arrimage aux structures euroatlantiques. La ratification en février
2004 de l’Accord de stabilisation
et d’association signé avec
Bruxelles va déjà lui permettre
de bénéficier de nouveaux
programmes communautaires et
de crédibiliser tant auprès des
Macédoniens slaves qu’albanais,
la perspective européenne. Dans
le domaine économique, règne
l’austérité budgétaire et monétaire, alors que l’accélération du
processus de privatisation et la
fermeture des anciennes entreprises d’Etat ont limité les bénéfices de la légère reprise économique de 2003. Le chômage
frôle les 36 %, que ce soit dans
la population majoritaire ou
minoritaire. La situation sécuritaire constitue une sérieuse
source d’inquiétude. En 2003, la
collecte des armes s’est soldée
par un échec total : à peine un
peu plus de 1 % ont été remises
aux autorités. |
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