Estonie 2003-2004
La coalition arrivée au pouvoir à la suite des élections de mars 2003 et conduite par le parti Res Publica a connu en novembre une grave crise, provoquée par un de ses membres, l’Union populaire, qui critiquait une politique favorable, selon elle, aux seules couches les plus favorisées. Un...
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2004
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| الملخص: | La coalition arrivée au pouvoir à
la suite des élections de mars
2003 et conduite par le parti Res
Publica a connu en novembre
une grave crise, provoquée par
un de ses membres, l’Union
populaire, qui critiquait une
politique favorable, selon elle,
aux seules couches les plus favorisées. Un compromis a cependant été trouvé in extremis avec
le report de la baisse de l’impôt
sur le revenu. L’image du parti
majoritaire a en outre été ternie
par des «affaires», puisqu’il
avait, en juin 2004, seulement
12 %, d’opinions favorables. Il
lui est notamment reproché son
absence de politique sociale.
Dans ce contexte, les électeurs,
du moins les 26,7 % qui se sont
déplacés, ont envoyé en juin
2004 au Parlement européen
trois représentants du Parti
social-démocrate sur les six
sièges attribués à l’Estonie. La
croissance de l’économie
demeure soutenue, avec 4,7 %
en 2003, due en grande partie à
l’accroissement de la demande
intérieure dopée par une forte
hausse des salaires réels, dans un
contexte de faible inflation. Le
corollaire en a été l’augmentation des importations, source du
creusement du déficit extérieur.
Quant à la progression des investissements directs étrangers, elle
a été spectaculaire, puisque leur
montant en 2003 à été de 2,5 fois
supérieur à celui de 2002.
L’adhésion de l’Estonie à l’UE,
le 1er mai 2004, a été largement
célébrée, mais l’entrée dans
l’Otan, le 2 avril, a peut-être
soulevé plus d’enthousiasme
chez ces atlantistes inconditionnels que sont les Estoniens. Les
relations avec la Russie ne sont
en effet pas au beau fixe,
Moscou instrumentalisant les
revendications des russophones
en Estonie. |
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