Bosnie-Herzégovine 2003-2004

Huit ans après les accords de Dayton, le pessimisme l’emporte. En effet, il est difficile d’avoir confiance en l’avenir dans un «protectorat» sur le sort duquel se penchent quatorze gouvernements et quelques agences d’analyse indépendantes, qui proposent des formules miraculeuses pour sortir...

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書誌詳細
第一著者: Roux, Michel
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2004
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要約:Huit ans après les accords de Dayton, le pessimisme l’emporte. En effet, il est difficile d’avoir confiance en l’avenir dans un «protectorat» sur le sort duquel se penchent quatorze gouvernements et quelques agences d’analyse indépendantes, qui proposent des formules miraculeuses pour sortir du système négocié pour ce pays en 1995. Malgré l’échec patent, la perspective de l’intégration euro-atlantique reste néanmoins en ligne de mire. Mais les critères stricts exigés par l’UE ne peuvent pas être remplis sans une profonde réforme de l’administration et de la justice de cette république formée de deux entités, dans lesquelles tentent de cohabiter trois communautés. D’autant que la première exigence de l’Otan est la réunification des forces militaires. Certes, un consensus politique formel existe entre les partis politiques, mais ils ne sont d’accord, ni sur les sacrifices à faire pour satisfaire aux exigences occidentales, ni sur la manière de réformer le système de Dayton, pendant que le Haut Représentant de l’Onu impose, par décrets, des mesures appelées à surmonter des obstacles structurels et mentaux, dont la ville de Mostar reste le symbole. Les découvertes de charniers sont plus fréquentes que les arrestations des criminels de guerre - sauf exceptions ou pour quelques exécutants de second rang - alors que la population se lasse, confrontée à un quotidien pénible et à une économie qui s’enlise. La reconstruction considérée comme achevée, l’aide internationale diminue, alors que les investissements étrangers restent modestes. Le plus dur est à venir : s’attaquer aux sureffectifs des entreprises, ouvrir la voie aux échanges entre les entités et régler les relations intercommunautaires. Reste cepen dant un sentiment partagé par les trois peuples : le désir d’Europe.