L'Union européenne et le Sud-Caucase

On ne saurait dire que l’UE ait joué un rôle primordial dans le Sud-Caucase depuis la chute de l’Union soviétique, tout au moins sur le plan politique, car son action dans le domaine économique n’a pas été négligeable, loin s’en faut, que ce soit dans le cadre de l’aide, de l’assistance tec...

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Autore principale: Kahn, Michèle
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2004
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:On ne saurait dire que l’UE ait joué un rôle primordial dans le Sud-Caucase depuis la chute de l’Union soviétique, tout au moins sur le plan politique, car son action dans le domaine économique n’a pas été négligeable, loin s’en faut, que ce soit dans le cadre de l’aide, de l’assistance technique, en particulier dans le secteur des transports, ou des échanges commerciaux. Cette région qui, par son histoire, est étroitement liée depuis la plus haute Antiquité à la culture européenne, ne méritait-elle pas mieux que cette exclusion de fait, qui a perduré jusqu’à la «révolution des roses» de novembre 2003 en Géorgie ? On ne peut certes faire porter la responsabilité de cette situation à la seule Union européenne. La région se caractérise en effet par une accumulation de conflits non résolus (Haut-Karabakh, Abkhazie, Ossétie du Sud), une faiblesse endémique des Etats, minés par une corruption omniprésente et, en outre, par une résistance manifeste à mettre en place la coopération régionale. Les bonnes volontés peuvent également être découragées par la présence sur le terrain d’une multitude d’acteurs extérieurs, qu’il s’agisse d’organismes internationaux (Otan, OSCE, Onu), d’institutions financières (FMI, Banque mondiale), de puissances aux intérêts souvent divergents, comme les Etats-Unis et la Russie, sans compter les deux grands voisins que sont la Turquie et l’Iran. L’avenir montrera si l’Union européenne réussira à jouer un rôle de premier plan dans une région dont deux des pays sur trois (l’Arménie et la Géorgie) se déclarent officiellement candidats à l’adhésion.