Entendu et lu
Depuis octobre 2003, la Lituanie est secouée par une crise politique d’une ampleur sans précédent : Rolandas Paksas, le jeune Président, élu en janvier 2003 à la surprise générale, est accusé d’avoir violé la Constitution et le serment afférent à sa fonction. Lancée par le département de la...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2004
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Depuis octobre 2003, la Lituanie
est secouée par une crise politique d’une ampleur sans précédent : Rolandas Paksas, le jeune
Président, élu en janvier 2003 à
la surprise générale, est accusé
d’avoir violé la Constitution et le
serment afférent à sa fonction.
Lancée par le département de la
Sécurité d’Etat, l’affaire
concerne des probables liens
entre certains conseillers de R.
Paksas et le crime organisé,
notamment russe. En outre, on
reproche au Président d’avoir
fait financer sa campagne électorale par un homme d’affaires
lituano-russe soupçonné d’avoir
fait commerce d’armes à destination d’un pays frappé d’embargo. Une enquête parlementaire a rendu ses conclusions en
décembre, confirmant six chefs
d’accusation à l’encontre du
Président, et une procédure de
destitution a été lancée, le 8 mars
2004, fait sans précédent en
Europe. Loin de baisser les bras,
R. Paksas nie les accusations
portées contre lui et, à ce titre,
refuse de se retirer, assurant
même, qu’en cas de destitution,
il briguera un nouveau mandat,
comme l’y autorise la Constitution. Mais il apparaît en fait
que le Président, plus que l’objet
du «Paksasgate», en est plutôt
l’instrument : cette affaire révèle
avant tout un pays aux prises
avec des intérêts politiques internes
divergents et des influences extérieures contradictoires. Le 6 avril,
il a été destitué. |
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