Les marges orientales de l'Union européenne à 25
L’élargissement de l’UE à dix nouveaux membres n’est qu’une étape dans le processus de la réunification institutionnelle de l’Europe. En dépit des progrès qu’a engendrés la perspective de l’adhésion pour les Etats candidats, celle-ci ne saurait être l’unique vecteur de la modernisation expor...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2004
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’élargissement de l’UE à dix
nouveaux membres n’est qu’une
étape dans le processus de la
réunification institutionnelle de
l’Europe. En dépit des progrès
qu’a engendrés la perspective de
l’adhésion pour les Etats candidats, celle-ci ne saurait être
l’unique vecteur de la modernisation exportée par l’UE. Une
politique de voisinage s’impose
donc en substitut ou dans l’attente d’un nouvel élargissement
pour les pays qui se retrouvent
aux frontières de l’UE. Il s’agit
d’une part de l’isthme mer
Baltique-mer Noire (Russie,
Bélarus, Ukraine, Moldavie) et
de l’autre, des pays de la rive
Sud de la Méditerranée. Les
défis à relever concernent à la
fois les disparités économiques
et la fragilité des nouveaux
voisins. Le but est de limiter les
risques de tensions, de parer aux
mouvements migratoires et de
garantir l’approvisionnement
énergétique de l’espace communautaire. Les relations avec la
Russie présentent certaines particularités, faites à la fois de
coopération et de rivalité. Il ne
faut pas en effet qu’elle considère l’élargissement comme une
reconquête de territoires qu’elle
juge essentiels pour son identité
et sa sécurité. Les questions
soulevées par la nouvelle stratégie de l’UE sont celles du cadre
géographique à retenir, de la
convergence des économies et
des sociétés concernées et du
rôle des nouveaux Etats membres
dans ce processus. Le point crucial
est bien évidemment celui du
modèle à exporter : la relation
démocratie - économie de marché
n’est peut-être pas aussi évidente
à mettre en œuvre qu’il apparaissait au départ. En outre, contrairement à ce qui est le cas lors du
processus d’adhésion, où les
intérêts nationaux sont relégués
au second plan au profit d’un
projet commun, ces derniers sont
primordiaux dans le cadre d’une
politique de voisinage. L’échec
de celle-ci pourrait entraîner la
création sur le pourtour de l’UE
d’une zone frontière gérée selon
des préoccupations principalement sécuritaires. Un succès
repousserait les limites de l’européanisation. |
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