Protection sociale
On savait les conséquences sociales de plus de douze années de transition dans les pays de l’Europe centrale et orientale, dramatiques. Mais le constat que dresse ici l’auteur d’un ouvrage remarqué sur l’Union européenne, sur le démantèlement des dépenses sociales opéré au nom de la rigueur...
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| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2003
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | On savait les conséquences sociales
de plus de douze années de transition
dans les pays de l’Europe centrale et
orientale, dramatiques. Mais le
constat que dresse ici l’auteur d’un
ouvrage remarqué sur l’Union européenne, sur le démantèlement des
dépenses sociales opéré au nom de la
rigueur budgétaire et les restrictions
drastiques imposées à la couverture
sociale de populations durement
frappées par le chômage, au travers
d’une privatisation généralisée des
systèmes de protection sociale, est
particulièrement dur. Aucun des futurs
pays membres n’y échappe même si,
à certains égards, la Slovénie ou
l’Estonie présentent, sur des points
mineurs, une réalité un peu moins
sombre. Ecartée de l’objectif de
convergence vigoureusement prôné
par ailleurs en matière économique,
la protection sociale a connu dans ces
pays une dégradation d’autant plus
alarmante que celle-ci apparaît désormais, à bien des égards, irréversible.
Le cas de la réforme du système des
retraites, désormais basé dans plusieurs pays sur le principe «des trois
piliers», offre un exemple édifiant de
ce que la transposition de réformes à
des économies aux systèmes bancaire
et financier encore mal assis, augure
d’un nouvel appauvrissement de la
situation des retraités. La responsabilité est pour le moins partagée. Qu’il
s’agisse de celle des gouvernements
de ces pays qui, quelle que soit leur
couleur politique, ont sacrifié le sort
d’une grande majorité de leur population sur l’autel d’un néo-libéralisme
sans nuances, marginalisant d’entrée
de jeu l’ensemble des partenaires
sociaux ; de celle des institutions
internationales à commencer par la
Banque mondiale dont la politique de
ciblage en faveur des catégories les
plus défavorisées a fait long feu ; de
celle enfin de l’Union européenne qui,
dans sa démarche d’intégration de ces
pays, n’a que trop tardé à étendre sa
«méthode de coordination ouverte» au
domaine de la protection sociale. |
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