CEI

En dépit d’obstacles bureaucratiques variés, l’espace de l’ex-URSS demeure commun et libre, en l’absence de visas. Après la suppression de jure du permis de résidence (propiska) de l’époque soviétique, chaque pays a mis en place son propre système d’enregistrement, parfois défaillant, ou tati...

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Tác giả chính: Zaïontchkovskaïa, Janna
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2003
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Tóm tắt:En dépit d’obstacles bureaucratiques variés, l’espace de l’ex-URSS demeure commun et libre, en l’absence de visas. Après la suppression de jure du permis de résidence (propiska) de l’époque soviétique, chaque pays a mis en place son propre système d’enregistrement, parfois défaillant, ou tatillon dans le cas de la Russie. La population de l’URSS était très mobile. Si dans la période 1990-1992, les flux migratoires se sont à peu près maintenus au niveau antérieur, par suite du «divorce» de l’armée et de l’arrivée des réfugiés consécutive aux conflits armés, ils ont ensuite considérablement chuté, en raison de la dépression économique (moins d’emplois), mais aussi du flou des systèmes politiques et sociaux. Les difficultés sont, en particulier, très grandes pour les jeunes désireux de faire leurs études dans un autre pays que le leur. Autre effet négatif, le facteur ethnique joue désormais un rôle déterminant dans les migrations, avec des déplacements forcés de population. Les travailleurs migrants constituent le gros des flux migratoires, en raison des difficultés à obtenir un permis de séjour permanent ; contrairement aux idées reçues, la plupart d’entre eux sont dans une situation légale et leur apport est très positif tant pour le pays d’accueil, principalement la Russie, que pour leur pays d’origine. Quant à l’émigration vers les pays extérieurs à la CEI, elle est modeste, concernant environ 200 000 personnes par an selon les estimations, ce qui contredit les craintes émises par les pays occidentaux lors de l’ouverture des frontières.