Les réfugiés en Bosnie-Herzégovine
A la suite de la guerre en 1992-1995 en Bosnie-Herzégovine, près de la moitié de la population, soit quelque 2 millions de personnes ont été contraintes d’abandonner leur domicile pour se réfugier à l’étranger ou s’installer dans une autre partie du pays. Or, leur retour, prévu et organisé pa...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | A la suite de la guerre en 1992-1995
en Bosnie-Herzégovine, près de la
moitié de la population, soit quelque
2 millions de personnes ont été
contraintes d’abandonner leur domicile pour se réfugier à l’étranger ou
s’installer dans une autre partie du
pays. Or, leur retour, prévu et organisé par l’annexe 7 des accords de
paix de Dayton et auquel œuvrent de
conserve de nombreuses organisations, dont le Haut Commissariat des
Nations unies pour les réfugiés
(HCR), ne s’effectue pas facilement.
A l’animosité entre Bochniaques,
Serbes et Croates se sont, en effet,
ajoutées la partialité des autorités des
deux entités composant la République
qui ne se sont préoccupées, durant les
premières années de l’après-guerre,
que du sort de certaines communautés,
et l’impossibilité pour nombre de
réfugiés et de personnes déplacées de
réintégrer leur logement, soit qu’il ait
été détruit, soit qu’ils soit occupé par
d’autres. La décrispation des relations
interethniques qui s’observe dans le
pays depuis le début de la décennie,
la remise en état d’un certain nombre
de logements par des ONG et le
PNUD et, surtout, l’entrée en vigueur
début 2000 de la loi PLIP, qui définit
les conditions dans lesquelles la
propriété de biens immobiliers peut
être revendiquée, ainsi que les
démarches à effectuer pour faire
valoir ses droits, ont véritablement
fait décoller le processus des retours,
celui-ci concernant également des
Bosniaques qui appartiennent à des
communautés numériquement minoritaires et qui ont pu néanmoins se
réinstaller chez eux. Fin janvier 2003,
selon le HCR, 1 million de réfugiés
et de personnes déplacées avaient
regagné leur domicile, ou tout au
moins leur région d’origine. De l’avis
de tous, ces mouvements devraient
être achevés en 2006, mais n’est-il pas
à craindre que ne soient laissées pour
compte les quelque 3 000 personnes
qui vivent dans les 45 camps disséminés sur le territoire et qui sont
d’ores et déjà abandonnées de tous ? |
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