La crise irakienne
En l’absence de solution pacifique au désarmement de l’Irak et de majorité au Conseil de sécurité de l’Onu, les Américains et les Britanniques ont fini par imposer unilatéralement la guerre. Rapidement se sont formés deux camps, les gouvernements «pour» et les «contre». Quarante-quatre pays o...
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2003
|
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| Tóm tắt: | En l’absence de solution pacifique au
désarmement de l’Irak et de majorité
au Conseil de sécurité de l’Onu, les
Américains et les Britanniques ont
fini par imposer unilatéralement la
guerre. Rapidement se sont formés
deux camps, les gouvernements
«pour» et les «contre». Quarante-quatre pays ont soutenu la coalition,
parmi lesquels dix-huit pays d’Europe
centrale et orientale, qui ont signé des
textes officiels de soutien (aux côtés,
il est vrai, de certains pays membres
de l’UE) avec néanmoins une conviction plus ou moins forte selon les cas.
Les positions ont été plus mitigées au
sein des douze pays de la CEI : trois
se sont prononcés contre aux côtés de
la Russie, deux pour, les autres étant
plutôt neutres, notamment les pays
musulmans. En prenant position, peu
se sont interrogés sur le bien-fondé
de cette intervention militaire, avec
pour prétexte la présence, encore non
prouvée, d’armes de destruction
massive et chimiques. Nombre
d’entre eux ont mis en avant la
défense du lien transatlantique et des
valeurs démocratiques, leur souci de
sécurité, leurs liens historiques ou
actuels avec les Etats-Unis, mais les
arrière-pensées n’étaient pas absentes,
s’agissant de leurs intérêts économiques et de l’apport de l’aide américaine, avec aussi en filigrane l’espoir
de toucher des dividendes, d’être
invités par Washington à participer à
la reconstruction de l’Irak et de
bénéficier des effets de la levée du
blocus. Quant aux opinions publiques,
elles se sont prononcé contre la
guerre, sans que les dirigeants n’en
tirent vraiment la leçon. |
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