Les rapports centre-régions en Russie
Dès son accession à la présidence, V. Poutine a inscrit à son programme la réforme du fédéralisme : il s’agissait de réduire l’étendue du pouvoir dont les chefs des administrations régionales s’étaient emparés durant l’ère Eltsine et de rendre conformes au droit fédéral tous les actes régiona...
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| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2003
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| الملخص: | Dès son accession à la présidence,
V. Poutine a inscrit à son programme
la réforme du fédéralisme : il s’agissait
de réduire l’étendue du pouvoir dont
les chefs des administrations régionales s’étaient emparés durant l’ère
Eltsine et de rendre conformes au
droit fédéral tous les actes régionaux,
tâche confiée, parmi d’autres, aux
représentants plénipotentiaires du
Président dont l’institution a été créée
en mai 2000, avec celle de sept grands
districts fédéraux. Si l’harmonisation
des législations est unanimement
considérée comme un succès, la
création de représentants du Président
suscite des interrogations : certes, ils
constituent un rouage indispensable
dans le déploiement de l’action du
pouvoir central, mais ils ne sont pas
parvenus à s’imposer en tant qu’acteurs
de poids sur les scènes politiques
régionales. Autre sujet de débats, la
refonte complète de la division administrative du territoire ne pourra être
réalisée que si le Kremlin dispose à
la Douma de la majorité des deux tiers
requise pour toute réforme constitutionnelle. Pour l’heure, les autorités
centrales se bornent à encourager les
fusions volontaires d’entités fédérées
voisines. Enfin, en dépit de décisions
propres à restreindre les prérogatives
des chefs d’administration régionale,
au nombre desquelles un projet de loi
dit Kozak, V. Poutine n’a pas réussi
à inverser le rapport de forces qui
reste en leur faveur. Ils sont même
peut-être encore plus puissants
qu’auparavant, car ils ont bien
souvent fait alliance avec des magnats
locaux de l’industrie ou de la finance,
allant jusqu’à les désigner comme
leurs représentants au Conseil de la
Fédération, depuis qu’une loi leur a
retiré le droit d’y siéger. Quant aux
tentatives du Kremlin visant à faire
élire ses candidats aux scrutins régionaux et locaux, elles ont rarement été
fructueuses, ce qui augure mal pour
le pouvoir central des résultats des
élections législatives de décembre
2003. |
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