La corruption dans le Sud-Caucase
S’il est vrai que la corruption, à différents niveaux, concerne une grande partie des pays, et en particulier les pays en transition, la région du Sud-Caucase est particulièrement touchée par ce fléau qui contribue largement à plomber son évolution politique et économique. Il faut d’abord se...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2003
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | S’il est vrai que la corruption, à différents niveaux, concerne une grande
partie des pays, et en particulier les
pays en transition, la région du Sud-Caucase est particulièrement touchée
par ce fléau qui contribue largement
à plomber son évolution politique et
économique. Il faut d’abord se
demander de quel niveau et de quel
type de corruption il s’agit. L’Arménie,
l’Azerbaïdjan et la Géorgie se
retrouvent aux dernières places dans
le classement établi par la Banque
mondiale. Le phénomène le plus
grave, en l’occurrence, n’est peut-être
pas la «petite corruption», celle à
laquelle les citoyens se heurtent dans
leur vie de tous les jours, mais la
«grande corruption», qui frappe le
cœur de l’Etat. Quelles sont les
principales raisons de cette situation ?
Certes, on évoque le passé soviétique,
mais il ne suffit pas à expliquer les
différences dans ce domaine entre les
pays issus de l’URSS. Les spécificités
culturelles ne sont, semble-t-il, qu’un
alibi avancé par les acteurs de la
corruption eux-mêmes. La situation
géographique de la région, qui éveille
les appétits d’Etats puissants et, dans
le cas de l’Azerbaïdjan, l’abondance
des ressources énergétiques, ne
laissent pas non plus de jouer un rôle
déterminant. Il faut également
mentionner la faiblesse de l’Etat et les
insuffisances de la législation, en dépit
des multiples déclarations d’intention
des autorités en place. Il existe, certes,
des initiatives gouvernementales,
mais leur application est problématique, car l’administration, mal payée,
donc corruptible, n’est pas en mesure
de l’assumer. Le rôle des ONG n’est
pas négligeable en la matière, de
même que celui de la presse, mais
leurs interventions sont encore insuffisantes. Il serait à souhaiter également
que les institutions financières internationales s’impliquent également
davantage. Cependant, tant que la
population elle-même ne se sentira
pas véritablement concernée et ne
cessera pas de considérer ce phénomène comme inévitable, donc de le
tolérer, il est vain d’espérer des
progrès quelque peu sensibles dans ce
domaine. |
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