Les ventes d'armes de la Russie à la Chine

La Chine est le premier client de la Russie en matière d’armements, avec un chiffre d’affaires de deux milliards et demi de dollars en 2002, soit 60 % environ du total. Ces ventes ont permis de maintenir à flot de nombreuses entreprises du complexe militaro-industriel russe, en particulier l...

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Autore principale: Makienko, Constantin
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La Chine est le premier client de la Russie en matière d’armements, avec un chiffre d’affaires de deux milliards et demi de dollars en 2002, soit 60 % environ du total. Ces ventes ont permis de maintenir à flot de nombreuses entreprises du complexe militaro-industriel russe, en particulier l’avionneur «Sukhoï» et des chantiers navals, tandis que l’équipement de l’armée chinoise a effectué un bond quantitatif et surtout qualitatif. On peut, sous cet angle, comparer le rôle joué par la Russie à celui qu’a assumé l’Allemagne vis-à-vis de l’URSS dans les années de l’entre-deux-guerres mondiales. Cependant, en dépit des transferts de technologies russes, la Chine n’est pas encore parvenue au niveau élevé de recherche-développement militaire qui lui permettrait de s’équiper elle-même en armements modernes. Prenant le relais de la défunte Union soviétique, elle peut certes envisager à moyen terme (2015-2020) le statut de puissance militaire régionale, sinon mondiale, mais sans pouvoir espérer rattraper les Etats-Unis. Des responsables militaires russes s’inquiètent de voir la Russie contribuer ainsi à la montée en puissance de la Chine, mais cette dernière disposant de la supériorité en matière d’armements conventionnels, elle aurait d’ores et déjà la possibilité d’envahir la Sibérie, hypothèse qui hante les Russes depuis des décennies. Or, ce n’est pas ce type d’équipements que Moscou fournit à la Chine et si elle suspendait ses ventes, elle laisserait la place à ses concurrents, subissant du même coup un manque à gagner considérable.