Le complexe militaro-industriel russe
En 1991, la Russie hérite du gigantesque complexe miltaro-industriel (CMI) soviétique (60 % du PIB). Elle doit alors engager une difficile restructuration de ce secteur où s’entremêlent les enjeux industriels, stratégiques et politiques. Mais la conversion du CMI est avant tout un casse-tête é...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En 1991, la Russie hérite du gigantesque complexe miltaro-industriel
(CMI) soviétique (60 % du PIB). Elle
doit alors engager une difficile restructuration de ce secteur où s’entremêlent
les enjeux industriels, stratégiques et
politiques. Mais la conversion du CMI
est avant tout un casse-tête économique et social. L’Etat russe n’a plus
les moyens d’entretenir ce mastodonte
aux effectifs pléthoriques mais il ne
peut ignorer les conséquences sociales
de cette indispensable restructuration.
D’où l’apparition d’un CMI à deux
vitesses : d’un côté un secteur «pour
la survie» visant à préserver l’ordre
social, de l’autre, un secteur compétitif qui doit s’intégrer au marché
mondial. Toutefois, même les entreprises qui se modernisent ne sont pas
assurées de survivre. Elles doivent
faire face à des problèmes de financement, à la faiblesse de la R&D et à
l’exode des cerveaux. Certaines
tentent de s’ouvrir à la coopération
internationale, mais les investisseurs
étrangers demeurent méfiants à
l’égard de la Russie. La réforme du
CMI est donc loin d’être achevée. Son
succès sera fonction du développement économique du pays. |
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