Clinique d’une haine héritée : du meurtre fantasmé à la parole retrouvée

Cet article interroge la fonction psychique de la haine dans le contexte du trauma sexuel, en s’appuyant sur la théorie psychanalytique de la destructivité (Freud, Winnicott, Klein, Roisin). La réflexion se centre sur le cas clinique de Simon, un père dont la fille a été victime de viol, e...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Marais-Frimont, Gwendoline, Veuillet-Combier, Claudine
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2026
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Descripció
Sumari:Cet article interroge la fonction psychique de la haine dans le contexte du trauma sexuel, en s’appuyant sur la théorie psychanalytique de la destructivité (Freud, Winnicott, Klein, Roisin). La réflexion se centre sur le cas clinique de Simon, un père dont la fille a été victime de viol, et qui exprime des fantasmes de meurtre à l’égard de l’agresseur. La méthodologie repose sur l’analyse d’entretiens cliniques menés dans une association d’aide aux victimes. Ce matériau permet d’explorer la manière dont la haine se déploie dans le discours, entre expression fantasmatique, résonances transgénérationnelles et dans le transfert. Les résultats montrent que la haine, d’abord vécue comme pulsion brute et menaçante, trouve progressivement une inscription psychique grâce au cadre thérapeutique. Elle devient pensable et conflictualisable à travers des élaborations fantasmatiques, la réactivation de traumas personnels et familiaux, ainsi que des médiations créatives (écriture musicale). Ce travail permet de transformer la haine agie en une haine représentée, ouvrant la voie à une resubjectivation. En conclusion, l’étude souligne le rôle du dispositif clinique comme espace tiers de symbolisation, permettant de contenir et transformer la destructivité, et de relier l’expérience traumatique individuelle aux transmissions transgénérationnelles.