L’ennui comme figure actuelle de l’engoncement névrotique

En-deçà des représentations et des affects, l’ennui convoque la relation perceptivo-sensorielle à l’environnement pour lier des angoisses de perdre de vue l’objet. Cette endurance primaire est une résistance tonico-émotionnelle face aux traumas psychiques qui existe aussi dans la névrose.De courtes...

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Boucherat-Hue, Valérie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:En-deçà des représentations et des affects, l’ennui convoque la relation perceptivo-sensorielle à l’environnement pour lier des angoisses de perdre de vue l’objet. Cette endurance primaire est une résistance tonico-émotionnelle face aux traumas psychiques qui existe aussi dans la névrose.De courtes vignettes cliniques issues de la pratique des psychothérapies psychanalytiques montreront la place de l’ennui dans les névroses actuelles et les névroses de caractère.L’ennui peut mettre à mal la plasticité, et parfois l’unité, du sujet, y compris dans les contextes névrotiques fragiles dans lesquels la problématique identificatoire reste toutefois centrale en dépit de ses résonnances narcissiques-identitaires.Dans cette perspective, je soutiendrai que, le vide n’étant pas l’ennui, l’ennui n’est pas tant l’affect narcissique des angoisses de vidange qui envahissent les états-limites, mais qu’il est plutôt la figure centrale des organisations névrotiques actuelles.J’appellerai périnévrotiques ces problématiques d’engoncement somatopsychique compte tenu de leurs flottements structurels d’ordre narcissique-identificatoire.