Après cinquante numéros...
Nous étudions ici les paroles d’un jeune homme incarcéré, accusé de participation à une organisation terroriste (djihadiste). Nous abordons ce discours en lui posant, entre autres, les questions suivantes : A quelle forme de subjectivité avons-nous ici affaire ? Quel rapport la subjectivité établit-...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2018
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Nous étudions ici les paroles d’un jeune homme incarcéré, accusé de participation à une organisation terroriste (djihadiste). Nous abordons ce discours en lui posant, entre autres, les questions suivantes : A quelle forme de subjectivité avons-nous ici affaire ? Quel rapport la subjectivité établit-elle avec une idéologie anonyme – religieuse, politique, militaire ? Ce discours haineux étonne le clinicien par son effacement apparent de toute subjectivité. Néanmoins apparaissent à l’analyse : des traces de séduction effractante ; de dépression précoce ; d’angoisse d’éclatement, de pénétration et de perte de substance ; une pathologie du surmoi ; une défense de type paranoïde. A première vue, l’idéologie semblerait ici ouvrir la rivalité imaginaire déchaînée à une dimension tierce et symbolisante, et ainsi parer à certaines difficultés subjectives. En réalité, la solution idéologique djihadiste échoue dans ce cas, car sur bien des points elle demeure un décalque voire un intensificateur des impasses subjectives dégagées. |
|---|