La religion de Richard Wagner, entre art et sacré

Les opéras de Richard Wagner, imprégnés pour la plupart de références aux mythes germaniques et scandinaves, semblent n’accorder que peu de place aux questions religieuses, si l’on excepte Parsifal. Cependant, si Wagner n’a pas composé de musique sacrée, s’il s’est engagé aux côtés des révolutionna...

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मुख्य लेखक: Sauvage, Olivier
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: 2023
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विवरण
सारांश:Les opéras de Richard Wagner, imprégnés pour la plupart de références aux mythes germaniques et scandinaves, semblent n’accorder que peu de place aux questions religieuses, si l’on excepte Parsifal. Cependant, si Wagner n’a pas composé de musique sacrée, s’il s’est engagé aux côtés des révolutionnaires de Dresde en 1849, s’il a côtoyé Bakounine et lu Ludwig Feuerbach, il ne se revendique pas pour autant athée. Nourri par la lecture du Nouveau Testament, Wagner se considérait comme un Saxon protestant, et Luther était pour lui une figure digne d’éloge, au point qu’il esquissa un opéra intitulé Les Noces de Luther. Le Christ lui inspira également un autre projet de drame. Sa lecture du Veda et d’autres textes sacrés d’Extrême-Orient l’avait en outre familiarisé avec l’hindouisme et le bouddhisme, dont il affirme l’importance primordiale vis-à-vis du christianisme. Le thème de la rédemption par l’amour, récurrent dans ses opéras, se combinera dans son ultime opéra Parsifal avec la revendication d’une Mitleid (compassion) issue de Schopenhauer, et qui doit autant au bouddhisme qu’au christianisme. La sanctification de l’art par Wagner, avec Bayreuth comme lieu de culte, constitue une autre facette originale de son esthétique. Disciplines : littérature comparée, musicologie