L’économie dans les yeux des écrivains
Les écrivains contemporains se révèlent, pour leur grande majorité, critiques vis-à-vis de l’évolution de la sphère économique. Reconnaissons qu’ils disposent de quelques arguments. Dislocation des solidarités traditionnelles, marchandisation de l’intime, fragilisation de la démocratie, épuisement d...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les écrivains contemporains se révèlent, pour leur grande majorité, critiques vis-à-vis
de l’évolution de la sphère économique. Reconnaissons qu’ils disposent de quelques arguments. Dislocation des solidarités traditionnelles, marchandisation de l’intime, fragilisation
de la démocratie, épuisement des ressources… la déclinaison contemporaine des principes
capitalistes bouleverse les structures sociales et politiques, jusqu’à menacer la pérennité
de l’existence humaine sur terre. Le regard des romanciers du début du xixe siècle, témoins
de la révolution capitaliste, paraissait nettement plus nuancé. De Balzac à Zola, ils ont souligné l’attrait de cette nouvelle organisation avant de s’interroger sur son incidence sur la
nature humaine.
Que s’est-il passé durant ces deux siècles ? J’ai tenté de répondre à cette question dans
Tout l’or du monde. De l’Antiquité à aujourd’hui, les écrivains racontent l’économie, essai paru
en 2025 aux Presses de la Cité. Le regard des romanciers m’a semblé précieux à double
titre, en raison de leur témoignage sur les institutions et organisations de leur temps, mais
surtout parce que chaque écrivain porte, dans son œuvre, un désir d’universalité. Cette
ambition l’incite alors à considérer l’activité économique non pas pour ses caractéristiques
propres mais pour sa capacité à modeler la société, à en révéler les croyances et utopies.
Dans mon essai, j’ai présenté de façon chronologique, de l’Antiquité à aujourd’hui, cette
vision des romanciers sur le monde matériel qui les entoure. Je voudrais ici me concentrer
sur la période allant des prémices du capitalisme à nos jours, en présentant de manière
thématique les éclairages des écrivains. Nous les suivrons pas à pas discuter de l’argent,
du travail, de la figure du patron et plus largement de la bourgeoisie, de l’innovation, de
l’écologie et enfin du capitalisme et du libéralisme.
A. de G. |
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