De la convenance d’être né
Peut-on démontrer qu’il est bon d’être né ? Il n’y a pas que Cioran pour dénoncer l’inconvénient de la chose, il y a aussi Job et Jérémie. Plutôt que d’une démonstration, il semble y aller plutôt d’un argument de convenance. Mais un tel argument marque les limites de la métaphysique devant le fait...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2022
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Peut-on démontrer qu’il est bon d’être né ? Il n’y a pas que Cioran pour dénoncer l’inconvénient de la chose, il y a aussi Job et Jérémie. Plutôt que d’une démonstration, il semble y aller plutôt d’un argument de convenance. Mais un tel argument marque les limites de la métaphysique devant le fait de la naissance humaine. Ce qui y est cherché n’est plus l’explication par une première Cause, mais la légitimation par un Père. Oublier cela, oublier la primauté du généalogique sur le logique, c’est fatalement verser dans ce qu’observe ce couple de penseurs qui n’eut pourtant pas d’enfants – Hannah Arendt et Günther Anders : le remplacement de l’être-né par l’être-fabriqué.
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