Le biblion et les substituts du livre
Face au vertige actuel d’une sortie de la civilisation du livre, il faut rappeler que la fin du xixe et le début du xxe siècle fut déjà une période de dépassement du livre, en théorie et en pratique, en Amérique ou en Europe. Cet article propose une lecture renouvelée des idées d’un des pionniers...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2015
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Face au vertige actuel d’une sortie de la civilisation du livre, il faut rappeler que la fin du xixe et le début du xxe siècle fut déjà une période de dépassement du livre, en théorie et en pratique, en Amérique ou en Europe. Cet article propose une lecture renouvelée des idées d’un des pionniers de ce mouvement : Paul Otlet, figure clé dont les travaux, inventions et projets visaient à promouvoir ce qu’il nommait « les substituts du livre » (la revue, la fiche, les télécommunications, etc.), conceptualisés grâce à la notion de biblion. Malgré son succès modeste, cette posture théorique forte mérite d’être réhabilitée par les SIC. Par ailleurs, Otlet a proposé des « solutions » pratiques et audacieuses qui, aux yeux de certains, anticiperaient Internet. Ce qui exige de nous une réflexion sur ce qui, dans l’exercice même de la prospective, peut caractériser le geste de l’anticipation. |
|---|