Les Vanishing Monuments de Jochen Gerz : une dialectique du visible et de l’invisible
Cet article inédit est consacré à la présentation et l’analyse des Vanishing Monuments de Jochen Gerz, consacrés à la mémoire de l’Holocauste. Il s’agit en fait de « contre-monuments » soustraits à la vue au fur et à mesure de leur élaboration. Alors qu’un monument commémoratif est a priori « posi...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2014
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article inédit est consacré à la présentation et l’analyse des Vanishing Monuments de Jochen Gerz, consacrés à la mémoire de l’Holocauste. Il s’agit en fait de « contre-monuments » soustraits à la vue au fur et à mesure de leur élaboration. Alors qu’un monument commémoratif est a priori « positif », Gerz invente un monument consacré non à la plénitude, mais au vide. Gerz est confronté à un dilemme : comment faire une œuvre avec un « négatif » absolu, la négation d’un peuple ? Il faut donc faire et défaire dans le même temps, c’est-à-dire accompagner le cours du temps en construisant un monument « par défaut ». Cette défection n’est pas alors l’œuvre extérieure du temps et de l’oubli, mais son principe même. La réflexion de Maurice Mouillaud est centrée sur la limite, ou la scission entre le visible et l’invisible : l’invisible est l’autre face du visible qu’il suppose, et sur l’impossibilité d’un lieu propre d’un tel monument. |
|---|