La « lettrure » à l’écran
Pour nommer l’activité des médias informatisés, l’auteur convoque le terme médiéval de « lettrure » qui rend compte de l’activité duale associant d’un même geste le lire et l’écrire. Dispositifs textuels, les médias informatisés s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture. Considérer l’informatique c...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2012
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Pour nommer l’activité des médias informatisés, l’auteur convoque le terme médiéval de « lettrure » qui rend compte de l’activité duale associant d’un même geste le lire et l’écrire. Dispositifs textuels, les médias informatisés s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture. Considérer l’informatique comme une pratique d’écriture est à la base de la théorie des écrits d’écrans et des écrits de réseaux.Si les médias informatisés sont constitués à partir de pratiques textuelles, l’écriture les rend accessibles. Pour écrire à l’écran nous avons besoin d’outils d’écriture – les « architextes » – qui conditionnent notre pratique. Pour la première fois de son histoire, l’homme a recours à des outils d’écriture écrits pour lire et écrire. Ces dispositifs textualisent la pratique sociale.Illustré par l’émergence du mot « ordinateur », le choix des mots met en perspective les rapports de la technique à la langue. Celui d’une terminologie ancrée dans la culture francophone est un acte politique autant que théorique qui permet de réconcilier le corps linguistique avec le corps technique de la culture. |
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