Sur une petite phrase « de » Nicolas Sarkozy
RésuméDans cet article, les petites phrases sont abordées d’un point de vue énonciatif. Après avoir rappelé que la petite phrase fait partie de la catégorie plus générale des « aphorisations », c’est-à-dire d’énonciations qui n’obéissent pas à la logique du texte et du genre de discours, l’auteur in...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2011
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméDans cet article, les petites phrases sont abordées d’un point de vue énonciatif. Après avoir rappelé que la petite phrase fait partie de la catégorie plus générale des « aphorisations », c’est-à-dire d’énonciations qui n’obéissent pas à la logique du texte et du genre de discours, l’auteur introduit le concept de « panaphorisation » pour désigner le fonctionnement spécifique des aphorisations dans la configuration médiatique actuelle où l’ensemble des médias sont interconnectés. Ce phénomène est ensuite illustré par l’étude d’une petite phrase attribuée à N. Sarkozy : « Zapatero n’est pas très intelligent ». Le fonctionnement de cette aphorisation diverge considérablement de celui de l’énonciation première, en l’occurrence une interaction orale au cours d’un repas, reconstituée par des témoins. La complexité des données linguistiques, l’instabilité des interprétations entrent en tension avec les contraintes de l’aphorisation. En dernière instance, le locuteur de cette aphorisation, son « aphoriseur », est un être discursif construit et stabilisé par les médias auquel est attribué l’ethos associé à l’aphorisation. |
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