La mer Rouge sans maîtres : Arabie saoudite et Émirats arabes unis face à un espace convoité
La fermeture du détroit d’Ormuz en mars 2026, dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, a brutalement reconfiguré les équilibres énergétiques et commerciaux mondiaux. Pour l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, cet événement a matérialisé une vulnérabilité struc...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2026
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La fermeture du détroit d’Ormuz en mars 2026, dans le contexte
de la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, a brutalement reconfiguré les équilibres énergétiques et commerciaux
mondiaux. Pour l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, cet
événement a matérialisé une vulnérabilité structurelle longtemps
sous-évaluée : leurs alternatives à Ormuz sont insuffisantes, et
la mer Rouge, censée en constituer le palliatif naturel, est elle-même exposée à une conflictualité croissante. Ce papier analyse
comment les deux monarchies tentent de s’imposer comme puissances structurantes d’un espace qu’elles ne maîtrisent que partiellement. Face à la campagne houthie inaugurée en novembre
2023, Riyad et Abu Dhabi ont accéléré la modernisation de leurs
marines et multiplié les ancrages portuaires sur la rive africaine.
Ces stratégies se heurtent pourtant à la fragmentation de la gouvernance régionale et à la saturation d’un espace convoité par
toutes les puissances. La crise de 2026 pose en définitive une
question plus fondamentale : si les grands opérateurs maritimes
arbitrent durablement en faveur d’autres routes, c’est le modèle
de puissance par la connectivité que Riyad et Abu Dhabi ont patiemment construit qui se trouve remis en cause à la racine. |
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