La guerre du Yémen, miroir des tensions entre les pays du Golfe
La guerre du Yémen, lancée en mars 2015 par l’Arabie saoudite pour endiguer l’offensive houthie, constitue un terrain d’observation privilégié des fractures internes au Conseil de coopération des États du Golfe (CCEAG). Dans cette perspective, l’article retrace la genèse de la coalition saoudienne,...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2026
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La guerre du Yémen, lancée en mars 2015 par l’Arabie saoudite
pour endiguer l’offensive houthie, constitue un terrain d’observation privilégié des fractures internes au Conseil de coopération des États du Golfe (CCEAG). Dans cette perspective, l’article
retrace la genèse de la coalition saoudienne, qu’il s’agisse des
enjeux pour Mohammed bin Salman en termes de légitimation
politique interne autant qu’externe, ou des contentieux successifs qu’elle met en lumière : les accusations portées contre Oman
quant à sa neutralité présumée vis-à-vis de l’Iran, le boycott du
Qatar en 2017 qui force le retrait de ses troupes, et enfin la rupture progressive entre Riyadh et Abou Dhabi. L’analyse met en
évidence les limites opérationnelles des armées du Golfe, notamment en matière d’interopérabilité, ainsi que l’incapacité structurelle des monarchies à subordonner leurs rivalités politiques à
un effort de défense collective. En conclusion, cette expérience
yéménite, loin d’avoir renforcé une architecture de sécurité régionale, illustre la primauté persistante des dissensions au sein
du CCEAG sur les impératifs de défense partagée, rendant peu
probable l’émergence d’un dispositif sécuritaire commun pour la
péninsule arabique. |
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