Les relations entre la Russie et les pays du Golfe à l’épreuve des guerres et des rivalités régionales

Une quinzaine d’années après les soulèvements dans le monde arabe et le déclenchement de la guerre en Syrie, Moscou consacre son statut de partenaire incontournable des pays du Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe (CCEAG). Après une période de tensions avec les monarchies saoudienne et q...

Full description

Saved in:
Bibliographic Details
Main Author: Mohammedi, Adlene
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2026
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Une quinzaine d’années après les soulèvements dans le monde arabe et le déclenchement de la guerre en Syrie, Moscou consacre son statut de partenaire incontournable des pays du Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe (CCEAG). Après une période de tensions avec les monarchies saoudienne et qatarienne – qui rappelle, à certains égards, le lendemain de l’invasion soviétique en Afghanistan –, la Russie a su tirer profit des circonstances (méfiance suscitée par la politique américaine dans la région, mouvement contre-révolutionnaire à l’échelle du monde arabe, menace djihadiste transnationale devenue un temps prioritaire…) pour convertir ses victoires militaires sur le sol syrien en victoires politiques régionales. En quelques années, la Russie s’est imposée comme un interlocuteur privilégié des principaux États du Golfe (avec quelques différences). La guerre en Ukraine a confirmé cette convergence dans la mesure où aucun pays du CCEAG n’a réellement tourné le dos à la Russie. Plus récemment, avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran, Moscou apparaît à la fois comme relativement renforcée – au moins à court terme sur le plan économique – et comme un acteur susceptible de jouer la carte de la médiation entre l’Iran et ses voisins du Golfe. De leur côté, les pays du CCEAG considèrent la Russie comme un élément de leurs stratégies de multi-alignement.