Justice et raison d’État ou la longue histoire de la pusillanimité des politiques
Pendant très longtemps, les crimes les plus terribles ont été commis dans d’innombrables conflits sans que leurs auteurs ne soient jamais poursuivis ni même inquiétés. La paix devait l’emporter sur la justice, à n’importe quel prix et donc aussi à celui de l’impunité des criminels – tel était le pri...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pendant très longtemps, les crimes les plus terribles ont été
commis dans d’innombrables conflits sans que leurs auteurs
ne soient jamais poursuivis ni même inquiétés. La paix devait
l’emporter sur la justice, à n’importe quel prix et donc aussi à celui
de l’impunité des criminels – tel était le principe qui prévalait.
À l’exception du procès de Nuremberg (et celui de Tokyo) en
1945-1946, ce n’est qu’après la fin de la guerre froide, dans
les années 1990, que la justice pénale internationale a enfin
pu commencer à s’affirmer. Le chemin à parcourir s’annonce
toutefois incertain, particulièrement dans un monde qui voit
revenir de toute part des rapports de puissance dans lesquels la
lutte contre l’impunité risque d’être marginalisée – sinon étouffée
– au nom de la raison d’État. |
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