Société civile et droits des femmes : du féminisme d’État au féminisme autonome

Il s’agit ici de documenter les associations féministes tunisiennes ayant développé un féminisme qui se veut autonome et différent du féminisme d’État, porté par les dirigeants depuis l’indépendance avec l’adoption du Code du Statut Personnel qui a reconnu des droits importants aux femmes tout en ma...

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Chekir, Hafidha
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2023
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Il s’agit ici de documenter les associations féministes tunisiennes ayant développé un féminisme qui se veut autonome et différent du féminisme d’État, porté par les dirigeants depuis l’indépendance avec l’adoption du Code du Statut Personnel qui a reconnu des droits importants aux femmes tout en maintenant des discriminations fondées sur des normes patriarcales empreintes de sacralité. En s’attelant à mettre en lumière les différentes campagnes menées par ces associations pour la reconnaissance des droits des femmes sur la base de l’égalité entre les sexes et l’amélioration de leur condition dans un contexte marqué par la consécration des référents religieux, une remise en cause des acquis de l’État civil fondé sur la citoyenneté et la primauté de la loi, une restriction de l’exercice des droits et libertés publiques et individuelles, le pouvoir absolu du chef de l’État et la fragilisation des droits et libertés, ce texte revient sur l’importance du mouvement féministe tunisien autonome dans le dynamisme démocratique du pays. À l’heure où ce dernier est fortement remis en cause, il s’agit de souligner la nécessité d’existence de cette société civile féministe en Tunisie ainsi que l’intérêt particulier que revêt son indépendance dans un contexte politique instable et menaçant.